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Guitare Sèche Le Mag numéro 62

Réf. GS 62Fabriqué par : Editions BGO
Guitare Sèche Le Mag numéro 62 7,90 €
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On se demande parfois pourquoi on a cette tendance à se retourner vers le passé ? Il y a bien évidemment la nostalgie, d’autant plus présente quand cela évoque pour celui qui se retourne un âge d’or, réel ou fantasmé. Il est vrai, notamment en matière de musique (mais pourtant, moins qu’en ce qui concerne l’odorat ou le goût), que cela permet une connexion assez immédiate avec des évènements vécus sans passer par l’intellect.

On se demande parfois pourquoi on a cette tendance à se retourner vers le passé ? Il y a bien évidemment la nostalgie, d’autant plus présente quand cela évoque pour celui qui se retourne un âge d’or, réel ou fantasmé. Il est vrai, notamment en matière de musique (mais pourtant, moins qu’en ce qui concerne l’odorat ou le goût), que cela permet une connexion assez immédiate avec des évènements vécus sans passer par l’intellect.
On peut parfois s’agacer quand ce côté rassurant du « déjà écouté » conduit les diffuseurs (radios, algorithmes des plateformes de streaming...) à privilégier les stars déjà en place, mais également les tribute bands et, de manière générale, tout ce qui rassure l’auditeur ou le client dans le but de faire du profit. Ce phénomène est tellement présent qu’il en vient à tuer dans l’œuf les circuits destinés à promouvoir la création et la nouveauté.
Il est pourtant indispensable de se pencher sur ce qui a été, ne serait-ce que pour saisir l’impensé de l’époque, comprendre par exemple, que si « Born in the U.S.A. » de Springsteen a pu toucher un si large public, c’est parce que sa production l’a mise au format qui plaisait aux radios et au public au début des années 1980. Si la chanson était restée à l’état de maquette acoustique, comme le reste des sessions de l’album Nebraska, il est peu probable qu’on en ait eu vent, ou alors à la marge. La forme permet parfois de faire passer plus facilement un fond difficile à avaler, notamment dans une Amérique en crise aveuglée par les promesses de l’ultralibéralisme. Pourtant, c’est la version blues de la chanson qui nous semble pertinente en 2023, là où la version album semble avoir très mal vieilli comme le souligne Julien Bitoun dans le long article consacré au Boss.
De l’impensé, il y en a tout autour de nous. Comme le fait qu’encore aujourd’hui, la guitare soit vue comme un instrument d’homme, ou qu’une femme en couverture de magazine de guitare fasse moins vendre. Qu’est-ce que cela raconte de notre rapport à l’instrument ? Les MusiSHEans ont un avis sur la question et nous l’exposent dans ces pages.
De la même manière, pourquoi s’obstine-t-on à produire des instruments en bois exotiques massifs à une époque où nous avons plus que jamais besoin des grands arbres des forêts primaires. Peut-être que se retourner permet de ne pas foncer bêtement vers un futur qui arrive bien trop vite et aussi d’apprendre de nos erreurs, comme Éric Darmagnac qui a repris l’un de ses premiers instruments, imparfait, pour en faire un chef-d’œuvre à l’occasion de sa centième guitare. Il est toujours temps de réparer le passé et ça serait dommage de ne pas au moins essayer, sauf à ne plus croire en rien.

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